Valeurs et initiatives défendues par le RCR

Le RCR s’intéresse aux initiatives « locales et collectives », avec la conviction que celles-ci permettent de créer ou de retisser les liens sociaux et d’apporter de la convivialité, à l’échelle d’un quartier ou d’une commune. Pour le RCR, cet aspect collectif permet aux participants de devenir citoyens acteurs plus que consommateur « passif », puisqu’ils peuvent, en réduisant les intermédiaires de la chaîne de production-consommation, avoir une connaissance et une maîtrise de ce qu’ils consomment. Cela permet de stimuler leur créativité et de mettre en valeur les capacités de chacun de prendre part à ces échanges et à leur organisation. Ces alternatives sont accessibles par tous et les outils de fonctionnement qui y sont utilisés peuvent être facilement utilisables par la plupart des membres du groupe. Une organisation collective durable et respectueuse de tous en appelle aux principes de « l’autogestion » : en effet, cela implique que l’avis de chacun soit pris en compte mais aussi que ce groupe soit libre et autonome vis-à-vis d’instances extérieures. Le groupe peut bien sûr recevoir une aide (tel un subside) d’une instance extérieure, pour autant qu’il n’en soit pas entièrement dépendant, et que cela n’entrave pas sa liberté et son autonomie.

Le type de « consommation alternative » défendue par le RCR repose sur un échange de choses tant matérielles qu’immatérielles (temps, savoir, savoir-faire, etc.), sortant du système économique capitaliste et de la logique d’accumulation du profit qui le caractérise. Il ne s’agit donc pas ici de choisir un certain type de produits à l’intérieur de l’organisation socio-économique existante, mais bien de choisir l’organisation socio-économique elle-même (type d’engagement vis-à-vis du producteur, système de livraison, distribution par les membres eux-mêmes, prix juste, devise utilisée, etc.) ainsi que sa logique (réciprocité, échange, don avec ou sans contre-don, etc.).

Le RCR choisi donc de promouvoir les alternatives dont les préoccupations sociales et/ou écologiques sont une priorité voire même la finalité de ces échanges. Parmi les alternatives choisies, ce critère « écologique » est souvent associé à une logique de sobriété et de simplicité de vie, et/ou d’une diminution de la (sur)consommation (par opposition à des critères dits également « écologiques » mais propres au « greenwashing » et au capitalisme vert ne sortant pas de la logique consumériste et d’accumulation de profit).

La combinaison de ces 3 éléments (une collectivité, une ressource échangée par celle-ci, et un mode de fonctionnement en autogestion) correspond en fait à ce qu’on appelle une « économie de bien commun », avec le souci de viabilité à long terme (préservation de la ressource) qui la caractérise.

Ces initiatives d’échange citoyennes sont aussi caractérisées de « consommation alternative » car elles offrent à ses membres une certaine capacité de s’adapter aux perturbations économiques, écologiques et/ou sociales, qui proviendraient d’un choc sociétal, afin de pouvoir maintenir à long terme l’activité d’échange utile au groupe. C’est ce qu’on appelle la « résilience ».

Les alternatives sélectionnées par le RCR sont « extensibles », c’est-à-dire qu’elles sont reproductibles par n’importe quel type de groupes, quel que soit le lieu

En savoir plus

 

 

Question-Réponse